Rester attentif aux choses qui peuvent déraper en 2020

Opinion du 24/01/2020 de Fa Quix

Non, ce n’est pas du catastrophisme. Le catastrophisme est la marque de fabrique des prophètes de malheur qui en font leur gagne-pain. Les fanatiques religieux par exemple qui ‘prédisent la fin du monde’ et vous enjoignent de faire des dons généreux à leur église ou, dans le même genre, les climato-alarmistes, autre forme de ‘religion’, qui vous font payer ‘pour Le Climat’.

Ils ont même réussi à convaincre le Parlement européen de débourser, presque sans broncher, des milliers de milliards d’euros pour la lutte contre le réchauffement climatique (que vous payez). Comme je l’ai dit : le catastrophisme est un gagne-pain, mais à qui profite-t-il ?

Non, pas de catastrophisme ici, mais du réalisme. Ce qui signifie régulièrement regarder dans le rétroviseur quand on roule. Pour voir ce qui approche ou qui veut vous dépasser.

Sur le plan géopolitique, nous ne pouvons faire l’impasse sur les Etats-Unis. En cette année d’élections présidentielles (3 novembre), les surprises ne sont pas à exclure. Mais l’économie américaine est saine sur le plan macroéconomique, la croissance se consolide et les bénéfices des entreprises enfièvrent les bourses. Il y a cependant les tensions avec la Chine, la Russie et l’Iran. On ne prévoit pas d’aggravation du conflit à brève échéance, mais il ne faudrait pas grand-chose pour que cela explose. A surveiller donc. Et il y a aussi la Chine même qui, avec sa stratégie de conquête mondiale apparemment inarrêtable, menace notre économie occidentale.

Plus près de chez nous, la saga du Brexit entrera dans sa phase finale. Le stress repartira peut-être à la hausse d’ici la fin 2020, mais ce sera sans doute plus pour le ‘show’ qu’autre chose. Un accord – même limité – doit certainement être possible. Un Brexit dur ne profitera à personne, pas au sein de l’UE et encore moins au Royaume-Uni. Boris Johnson est assez intelligent pour le comprendre (et l’UE aussi, espérons-le).

Passons à la cybersécurité. Un casse-tête pour beaucoup d’entreprises, comme nous avons pu le constater récemment au sein de quelques grandes sociétés. Les pirates ont sans doute trouvé avec les rançons un bon moyen de gagner de l’argent. Ils recherchent les failles dans l’informatique des entreprises. Tout le monde peut être concerné. Il s’agit donc pour les entreprises (et les individus) de toujours avoir une longueur d’avance sur les organisations malhonnêtes. L’assistance professionnelle dans le domaine de la cybersécurité deviendra indispensable, mais ce n’est hélas pas gratuit.

La disruption numérique dans le commerce, autrement dit le commerce électronique, contraindra encore et encore de nombreuses entreprises de production à faire des choix stratégiques en 2020. Le récent recul du nombre de visiteurs lors des grands salons internationaux est sans doute lié à cette tendance. Comment nos entreprises manufacturières, qui reposent fortement sur le commerce traditionnel, peuvent-elles prendre en marche le train du commerce en ligne qui file à toute allure ?

Et enfin, ce par quoi nous avions commencé : le défi du climat et de l’environnement, bref la tendance actuelle de la ‘durabilité’. Là encore, le ‘marché’ pousse les entreprises toujours plus dans cette direction. Quelle est la part de matériaux recyclés dans vos produits ? Comment misez-vous sur l’économie circulaire ? Et cela va de plus en plus loin : pouvez-vous encore obtenir un financement auprès de banques et d’institutions financières qui suivent une politique de plus en plus stricte dans le domaine de la durabilité ? Et le personnel qui souhaite une écologisation des véhicules de société. La durabilité est un défi qui s’impose de plus en plus. 

Il s’agit donc de rester attentif !

Fa Quix, directeur général