SOS industrie. Tous les gouvernements doivent maintenant déployer rapidement des efforts exceptionnels pour sauver l’industrie européenne.

Opinion du 16/09/2022 de Fa Quix

C’était comme un jour ensoleillé à la plage. Soudain, une tache sombre apparut à l’horizon. Certains amateurs de plage avaient lu attentivement le bulletin météo (les employeurs) et savaient : une tempête est en route. Et ils se sont préparés. Mais la tache sombre était encore loin et le soleil brillait toujours aussi fort, si bien que d’autres n’y ont pas vu malice (les gouvernements, les syndicats). Ils ont continué tranquillement à prendre des bains de soleil. Mais soudain, la tache sombre a rempli le firmament entier. Des nuages noirs, le tonnerre et les éclairs, la pluie et le vent ont chassé le soleil en un rien de temps. Les dernières personnes ont fui la plage, horrifiées : elles n’avaient pas vu venir cette ‘tempête parfaite’.

Nous devons chérir ce tissu industriel. Justement parce que c’est le moteur de notre prospérité. Et l’industrie ne peut se passer d’énergie.

Depuis des mois déjà, les employeurs mettent en garde contre cette ‘tempête parfaite’ qui affecte principalement l’industrie. ‘SOS industrie’, tel est le titre de la chronique de Bart Van Craeynest, économiste en chef de Voka, dans De Tijd du 14 septembre. En effet, ‘Sauvez l’industrie !’, car l’industrie est la source de notre prospérité, grâce à la fourniture de produits dont tout le monde a besoin, grâce à l’innovation qui nous permet de rester compétitifs, et enfin grâce aux exportations, car elles font entrer de l’argent dans notre pays depuis l’étranger.

Nous devons chérir ce tissu industriel. Justement parce que c’est le moteur de notre prospérité. Et l’industrie ne peut se passer d’énergie, de beaucoup d’énergie, aussi économe que soit son mode de fonctionnement. Les entreprises industrielles ne peuvent donc pas se passer d’une énergie abondante, stable, sûre et abordable. Nos décideurs politiques ont négligé cette condition de base. En favorisant une transition énergétique irréfléchie plutôt qu’un approvisionnement énergétique sûr et bon marché. Les citoyens et les entreprises paient aujourd’hui un prix très élevé pour cela.

La facture est aujourd’hui devenue si chère que le tissu industriel en est affecté. Mais l’industrie qui disparaît ici ne revient jamais. Les politiciens devraient en prendre bonne note. Une fois que ces entreprises se sont déplacées vers d’autres endroits – moins chers et plus fiables –, elles y restent et ne reviennent jamais. Ou des entreprises dans ces pays lointains ont simplement repris la production qui a été arrêtée chez nous…

Tous les gouvernements doivent maintenant déployer rapidement des efforts exceptionnels pour sauver l’industrie européenne. Sinon, il s’ensuivra un appauvrissement collectif sans précédent qui fera de nombreuses victimes individuelles, parmi les citoyens et les entreprises.

Fa Quix, directeur général