Le confinement est une politique de la Chine autoritaire. La Suède et la Finlande sont des exemples à suivre, mais pas la Chine.

Opinion du 08/04/2021 de Fa Quix

Dans notre pays et dans l’UE, nous avons opté pour une démocratie libérale, un Etat de droit et un Etat-providence. Cela a bien évidemment des conséquences pour la politique que peut mener un pouvoir exécutif dans ces pays. Le(s) gouvernement(s) est(sont) tenu(s) de respecter la constitution et les droits fondamentaux des citoyens, et d’assurer la sécurité juridique.

Le Conseil d’Etat (CdE) doit y veiller. Mais depuis la pandémie, nous constatons que la constitution est bafouée et que son gardien (CdE) ne remplit pas pleinement son rôle. Les élus du peuple – le Parlement – sont également mis hors jeu.

Il en résulte des mesures, avec le confinement comme mesure extrême, qui restreignent la liberté des citoyens et des entreprises avec une ampleur sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Pour combattre un virus. Et pour cette seule raison, les droits fondamentaux sont jetés par-dessus bord. L’épidémie doit évidemment être enrayée, mais pas au moyen de mesures extrêmes, comme le confinement.

Le confinement a été introduit par les Chinois. Au début de l’année dernière, le virus a commencé à se propager de façon incontrôlable à Wuhan où il est apparu pour la première fois. Les autorités chinoises ont alors ordonné le confinement total de la ville et de ses environs. Là-bas, les citoyens n’accèdent pas aux droits fondamentaux et les entreprises n’ont aucune sécurité juridique. Jusqu’à récemment, nos politiciens se targuaient encore ne pas cautionner ce genre de pratiques... aujourd’hui, nous savons ce qu’il en est réellement. Il est totalement incompréhensible que des démocraties occidentales choisissent précisément de copier le confinement imposé par la Chine autoritaire !

Les grandes restrictions imposées au shopping – pour la troisième fois au cours de cette pandémie –en sont l’une des conséquences. Alors que le Comité de concertation des gouvernements de notre pays sait fort bien que le shopping ne constitue pas un risque majeur de propagation du virus, il prend quand même cette décision injustifiée, sans même se donner la peine de la motiver (évidemment que non, il en est bien incapable). Chez nos voisins, la situation n’est toutefois pas meilleure. Pire même, aux Pays-Bas, en Allemagne et en France, la politique suivie est vraiment ‘à côté de la plaque’.

Ce n’est pas l’exemple de la Chine que l’on doit suivre, mais plutôt celui de la Suède et de la Finlande. Ces pays ne procèdent pas à des confinements, mais adoptent des mesures qui respectent les droits fondamentaux et qui préservent autant que possible l’économie. Là aussi, la lutte contre le virus est prise très au sérieux, mais de manière beaucoup plus humaine. La population peut continuer de vivre plus ou moins normalement et d’avoir, tout comme les entreprises, des perspectives. Dès le début, la Suède a dit que la lutte contre le virus serait un combat de longue haleine. Les mesures doivent donc être telles que l’économie puisse continuer à tourner et que la population soit capable de supporter la situation.

Fa Quix, directeur général