Changement climatique : l’Occident n’est pas seul responsable... et le bois aide

Opinion du 20/12/2018 de Fa Quix

Beaucoup d’énergie a été récemment dépensée pour un sommet sur le climat, cette fois à Katowice en Pologne, nota bene le pays du charbon par excellence. Ce sommet, appelé COP24, a à nouveau donné lieu à de nombreux souhaits audacieux et déclarations ambitieuses. Pour ‘sauver le climat’, c’était l’objectif.

Pas que nous souhaitions nier le changement climatique. Mais il est également important de placer la problématique dans une perspective correcte. Parce que toute une industrie du climat se cache derrière elle, laquelle n’a pas, ou pas uniquement, pour objectif de ‘sauver le climat’.

Quelques faits pour commencer : l’Europe n’est, sur le plan mondial, responsable que de 10 % seulement du total des émissions de CO2. Et cette part diminue. Les États-Unis représentent environ 15 %, mais leur part dans les émissions au niveau mondial diminue également ; les émissions totales de CO2 sont même en baisse aux États-Unis, malgré le fait que Trump se soit retiré de l’Accord de Paris sur le climat.

En un mot, les efforts de ‘l’Occident’ dans le domaine climatique apparaissent déjà dans les statistiques. 

Les émissions les plus importantes de CO2 proviennent de la Chine, avec près de 30 % du total des émissions. Et ils en émettront encore plus en termes absolus jusqu’en 2030.

Ce n’est qu’alors que l’Empire du Milieu atteindra son pic de CO2. En d’autres termes : quels que soient les efforts de l’Europe, dont les émissions de CO2 sont relativement faibles, ses économies seront rapidement annihilées par la Chine. Ainsi que par l’Inde, un pays comptant 1,4 milliard d’habitants et qui se développe à la vitesse de l’éclair, également pour ce qui concerne les émissions de CO2. Pour ne pas parler des nombreux autres pays en voie de développement...

Sur le plan économique (et écologique), le plus intéressant est donc de lutter contre les émissions de CO2 là où cela a le plus d’effet. Et ce n’est pas en Europe. Mais les fanatiques du climat veulent imposer des objectifs irréalistes à l’Europe : la neutralité climatique en 2050 ! Cela sonne bien, bien entendu. Mais est-ce réaliste ? N’oublions pas que le lobby du climat vise également un changement de modèle économique. Ils veulent se débarrasser de l’économie de marché, au profit d’une autre économie à gestion centrale, dictée par... ? Par qui ? Par l’État ? Par les écologistes mêmes ?

Ces alarmistes du climat, pour les appeler ainsi, témoignent également d’importantes incohérences. Pour atteindre la neutralité climatique, l’énergie nucléaire représente une source d’énergie indispensable. L’énergie nucléaire est reprise dans quasiment tous les scénarios du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations Unies. Parce qu’elle est neutre en CO2. Lorsque la climatologue belge renommée Valerie Trouet de l’University of Arizona s’est récemment prononcée en faveur de l’énergie nucléaire, elle s’est fait maudire par les dogmatiques de la religion climatique. 

Nous devons agir de manière proportionnelle et efficace. Les principales réductions des émissions devront en effet provenir de la Chine et des pays en voie de développement. Ce qui ne veut pas dire que l’Occident doit cesser de prendre ses responsabilités. La recherche dans l’industrie, en collaboration avec les universités et les centres de recherche, doit recevoir un coup de fouet pour rendre possible la transition énergétique. Et miser davantage sur les produits en bois, car le bois absorbe le carbone. Utiliser davantage de bois aide le climat : ‘Le bois oxygène!’.

Fa Quix, directeur général