Trouver les bons collaborateurs reste un des plus grands défis pour 2020 – Comment le relever ?

Opinion du 17/01/2020 de Fa Quix

En collaboration avec les centres de formation sectoriels Woodwize et Cefret, Fedustria a mis en place de nombreuses initiatives en vue de convaincre les jeunes d’entamer une formation ou d’accepter un emploi dans le secteur du bois et de l’ameublement, l’importation de bois et le textile. Certaines entreprises y ont participé activement, mais beaucoup d’autres restent encore en retrait.

Un projet mené en collaboration avec les pouvoirs publics fédéraux sera concrétisé dans nos secteurs en 2020 et 2021 en vue de proposer une première expérience professionnelle aux jeunes sans formation.

Toutes ces mesures ne sont pas un luxe en ces périodes de pénurie sur le marché du travail. Et comme nous l’avons déjà démontré par le passé : cette pénurie ne va pas se résorber, même si la conjoncture s’avère moins favorable. Et l’évolution rapide des compétences nécessaires au sein d’une entreprise ne va rien faire pour arranger les choses.

Ces initiatives sectorielles sont importantes et indispensables, mais les entreprises peuvent-elles, elles aussi, faire quelque chose pour y remédier ? Evidemment. Mais pour savoir quoi exactement, il est bon de comprendre ce à quoi les jeunes collaborateurs accordent de l’importance de nos jours. Le groupe de réflexion ETION, composé d’entrepreneurs, a fait avec le secrétariat social Acerta quelques constats à partir d’une enquête menée par Acerta auprès d’employeurs et de travailleurs.

La principale conclusion est que la relation de travail entre l’employeur et le travailleur est en train d’évoluer radicalement. On passe d’une hiérarchie stricte à un plus grand partenariat.

‘Les gens recherchent plus de liberté et veulent contrôler leur vie.’ L’objectif est donc de mettre davantage l’accent sur les besoins individuels, aussi bien pour conserver les collaborateurs (rétention) que pour attirer de nouveaux talents. Il s’agit donc d’individualiser le contenu de la fonction, le lieu et le temps de travail, ainsi que la rémunération.

Mais comment faire ? En particulier dans un environnement de production où ‘le lieu de travail et le temps de travail’ ne donnent pas matière à discussion. Le sentiment de contrôle de la fonction renforce pourtant l’implication et la responsabilité. ‘En battant et rebattant les cartes des tâches et des talents, on fait en sorte que les collaborateurs puissent évoluer et que les tâches soient toujours réalisées par quelqu’un qui les fait bien et avec plaisir.’ Lors de l’embauche, il est important d’examiner aussi bien ce qu’une personne peut faire aujourd’hui que son potentiel d’avenir.

L’enquête d’Acerta révèle que près de quatre candidats sur cinq estiment important que leur futur employeur leur propose une possibilité de formation ou de perfectionnement. Si l’employeur répond de manière proactive à cette demande, c’est un atout. Un employeur sur deux indique en effet ne proposer des formations que lorsqu’il reçoit des signaux que le travailleur cherche un autre emploi.

Bref, trouver les (bonnes) personnes exige un effort où les initiatives sectorielles et la politique de l’entreprise doivent se compléter. Cela reste un défi de taille. Espérons que vous parviendrez tous à le relever avec succès en 2020 !

Fa Quix, directeur général