La pensée dogmatique verte menace l'approvisionnement en énergie et fait grimper les prix de l'électricité

Opinion du 04/12/2020 de Fa Quix

Certains pensaient : "Ça ira avec les partis verts dans cette coalition Vivaldi. Après tout, ce ne sont que deux des sept partenaires de la coalition". Nous avions toutefois prévenu que cela pourrait poser problème. Nous y voilà. Groen et Ecolo occupent des postes clés, tels que l'Energie et le climat. Le portefeuille 'Energie' est confié à la ministre Groen Tinne Van der Straeten, tandis que le portefeuille 'Climat' revient à la ministre Ecolo Zakia Khattabi. Toutes deux sont des hardliners vertes. De plus, leurs cabinets regorgent de militants écologistes.

L'idéologie semble plus importante que l'objectivité scientifique.

Ces dogmatiques vertes vont donc essayer de faire passer leur programme vert de gauche à tout prix. Mme Khattabi s'est empressée de mettre sur la table une taxe CO2 belge, bien que cela ne figure pas dans l'accord gouvernemental. Il est convenu d'examiner cette question au niveau européen et non au niveau national belge. Elle a été rappelée à l'ordre. 

Tinne Van der Straeten, à l'Energie, est déterminée à fermer toutes les centrales nucléaires (7) d'ici 2025 et à les remplacer par de nouvelles centrales au gaz subventionnées ; des centrales au gaz pour compléter les énergies renouvelables, le solaire et l'éolien. C'est donc la fin du nucléaire... qui fournit toujours la moitié, parfois plus, de notre électricité quotidienne, pauvre en CO2. Un risque irresponsable. Le Premier ministre lui a fait remarquer que ce n'est qu'en novembre 2021 qu'une décision sera prise sur le maintien en activité ou non de deux centrales nucléaires pour 2 MW au cas où la sécurité de l'approvisionnement (à des prix abordables) ne pourrait être garantie. 

Chaque hiver, il y a effectivement toujours deux à trois semaines de 'Dunkelflaute', comme l'appellent les Allemands. C'est une période sombre, sans vent et nuageuse, pendant laquelle le soleil et le vent ne produisent pas d'électricité. Si d'ici là, les centrales au gaz ne sont pas encore (entièrement) opérationnelles ou ne fournissent pas suffisamment d'électricité, il y aura des 'black-outs', des journées dans l'obscurité, des jours noirs sans électricité (en suffisance). Il faudra alors recourir à un approvisionnement d'urgence. La ministre a toutefois entre-temps abandonné ces plans, après avoir demandé d'interrompre une étude visant à cartographier les coûts d'un black-out. 

De plus, les subventions pour les centrales au gaz feront augmenter les prix de l'électricité, quoi qu'en disent les ministres vertes. Les centrales au gaz émettent en outre du CO2, alors que les centrales nucléaires n'en rejettent pratiquement pas... Les ambitions climatiques des partis verts sont donc très minces. Nous ne pouvons que constater que l'hypocrisie des ministres vertes est sans égal. 

Fa Quix, directeur général