La leçon à retenir après un an et demi de lutte contre le coronavirus : plus jamais de confinement

Opinion du 03/09/2021 de Fa Quix

Un an et demi après le début de la pandémie de coronavirus au premier trimestre 2020, les conséquences sont toujours visibles. Pour les entreprises, il s’agit principalement d’une perturbation des marchés des matières premières et des chaînes logistiques, qui entraîne une hausse des prix sans précédent.

Mais la circulation internationale des personnes à des fins professionnelles, encore largement paralysée, reste aussi une conséquence embarrassante. En raison de restrictions de voyage strictes, mais aussi parce que les foires (inter)nationales ne reprennent que timidement, nous ne sommes pas encore revenus en situation de pré-corona, pour autant qu’on y revienne un jour.

L’une des principales causes de ces perturbations est le confinement qui a touché la plupart des pays, de manière parfois très sévère, parfois plus modérée. Mais toujours avec le même impact : d’une façon ou d’une autre, la vie économique et la vie sociale ont été mises à l’arrêt. Ce qui a causé des problèmes énormes. Pourquoi le confinement ? Parce que la Chine autoritaire, premier pays touché par le coronavirus, avait adopté cette mesure de confinement. Par conséquent, les dirigeants des pays occidentaux ont estimé qu’il fallait suivre cet exemple regrettable. Mauvais calcul, comme nous pouvons le constater encore aujourd’hui.

Qu’aurions-nous dû faire ? L’économie aurait dû continuer de tourner, comme en Suède par exemple. Les entreprises reçoivent des consignes de sécurité leur permettant de continuer à fonctionner, à la fois dans les secteurs de la production et de la distribution. Le fait que les supermarchés bondés aient pu rester ouverts et que les commerces d’ameublement bien plus spacieux aient dû fermer n’a aucun fondement médical. Toutes les entreprises auraient dû rester ouvertes et auraient dû pouvoir continuer à fonctionner moyennant les mesures de prévention sanitaire souhaitées.

Les fanatiques qui voulaient et veulent encore aller plus loin, et qui avaient opté pour la soi-disant ‘courte peine’, c’est-à-dire un confinement total de 4 à 8 semaines, de sorte que ‘la vie normale’ puisse reprendre ensuite, se sont trompés sur toute la ligne. Car il semble que le zéro-Covid soit impossible. L’Australie, continent isolé à faible densité de population, a suivi cette stratégie, mais n’a pas encore éradiqué le virus, et certainement pas sa forme la plus contagieuse, le variant delta. Cela ne marchera pas. Ils sont, aujourd’hui encore, toujours confrontés à la ‘courte peine’ des confinements qui ne fait qu’augmenter les dégâts économiques.

The virus is here to stay, mais deviendra endémique et évoluera sans doute vers une sorte de virus de rhume ordinaire. Cela ne provoquera pas l’effondrement du système de santé – rappelez-vous, c’était la raison pour laquelle les confinements ont été ‘vendus’ aux populations. Et maintenant que les vaccinations qui ont été brandies comme ‘le chemin vers l’Empire de la Liberté’, sont presque terminées, la leçon après un an et demi de lutte contre le coronavirus est claire : plus jamais de confinement !

Fa Quix, directeur général