On sous-estime la puissance de la pensée positive

Opinion du 11/01/2019 de Fa Quix

Une nouvelle année. Certains ont sans doute eu un peu de mal à reprendre le rythme après la trêve des confiseurs. Et ce, dans une conjoncture sur le déclin. S’annonce une bataille acharnée pour séduire le client.

À cela s’ajoutent les questions intérieures. Il y a de grandes chances pour que 2019 soit une ‘année politique perdue’, une année où peu de choses seront accomplies en matière de politique. Les cyniques argueront qu’ ‘au moins, les responsables politiques ne pourront pas prendre de mauvaises mesures’. C’est vrai, mais ce n’est pas le but d’une démocratie. Les représentants et le pouvoir exécutif aux mains des gouvernements sont là pour améliorer la vie des citoyens et des entreprises.

Sur le plan international aussi, il y a de quoi se faire du souci : les nuages protectionnistes ne sont pas encore dissipés. La question de la migration continue de dominer et de polariser le débat public, le défi climatique plane au-dessus de nos têtes comme une épée de Damoclès… et le Brexit de la fin mars projette son ombre. Il n’en faut pas plus pour que les cyniques se disent que ‘tout fout le camp’. Alors même que les gouvernements et les institutions internationales ont justement pour rôle de réduire les tensions internationales.

Bref, il s’agit, une fois de plus, de voir si le verre est à moitié vide ou à moitié plein. Et c’est un choix fondamentalement différent : un regard que l’on porte sur les choses.

Le CEO d’Agoria, Marc Lambotte, l’a exprimé de la façon suivante : “Il est nécessaire d’être critique, de regarder les choses en face et de pointer ce qui peut être amélioré. Mais uniquement si l’on a une alternative positive à proposer. Dans ce cas, c’est utile, sinon on ne fait que se plaindre.” (Trends, 29 novembre 2018). Et de poursuivre : “On sous-estime la puissance de la pensée positive”.

En général, cette pensée positive et constructive ne va pas de soi. Elle demande un effort, une volonté de s’astreindre à voir le côté positif. De découvrir les opportunités, et pas seulement les problèmes. Cela exige le courage de continuer à croire résolument que les choses vont s’améliorer, même si très peu de signes peuvent nous l’indiquer.

Il faut parfois mettre en veille son sens critique afin d’aborder l’avenir avec une attitude volontariste et voir de nouvelles possibilités. Les entrepreneurs ont justement ce don, sinon ils ne seraient pas entrepreneurs.

Que, durant toute cette année, le verre soit pour vous à moitié plein. Ou mieux encore : entièrement plein ! Et levons-le à cette nouvelle année !

Fa Quix, directeur général