Maintenir l'économie et les écoles ouvertes autant que possible

Opinion du 23/10/2020 de Fa Quix

La deuxième vague d'infections au coronavirus bat son plein. Les gouvernements, un peu partout en Europe, n'ont d'autre choix que de prendre des mesures plus strictes. Mais la question demeure : quelles mesures ? Ce sera une éternelle discussion. Et certaines parties de la société ou certains secteurs de l'économie seront inévitablement plus durement touchés que d'autres.

La discussion ne concerne donc pas le fait que des mesures soient prises, mais quelles mesures exactement. Comme pour la première vague de mars/avril, la capacité des hôpitaux, et surtout le nombre de lits aux soins intensifs, doit faire office de baromètre. 

Notre système de soins ne doit pas s'effondrer. Mais notre économie non plus. Car si c'était le cas, le système de soins serait sérieusement compromis à long terme.

Par conséquent, il convient d'évaluer très judicieusement quelles mesures sont appropriées : elles doivent être suffisamment efficaces, nécessaires mais pas excessives.

Un nouveau confinement général, comme l'Irlande vient de le décider pour pas moins de six semaines jusqu'au 1er décembre, serait absolument disproportionné et excessif. L'Irlande garde bel et bien les écoles ouvertes, mais de grands pans de l'économie sont paralysés pendant six semaines. Cela va faire sombrer l'économie. 

La décision prise en Belgique de fermer tous les cafés et restaurants est également disproportionnée. Nos politiques, qui en d'autres temps aiment pourtant regarder vers le sud, se sont maintenant tournés vers nos voisins du nord qui ont fermé l'horeca quelques jours plus tôt. Cependant, la France, qui est généralement plus stricte que notre pays, ne ferme pas le secteur de l'horeca, mais y impose des mesures plus strictes, comme la fermeture à 21 heures. Le président français Macron a promulgué un ensemble de mesures liées au coronavirus strictes mais en même temps proportionnées. 

Un nouveau confinement général est donc inacceptable. Et le monde politique doit également veiller à ce que les écoles restent ouvertes autant que possible. Sinon, le moteur économique de notre pays va se gripper et de nombreux jeunes verront leur avenir hypothéqué en raison d'un trop grand déficit d'apprentissage. Il est compréhensible que le nombre de contacts étroits soit temporairement limité. Mais pas que l'on paralyse presque complètement la vie sociale et économique. 

Fa Quix, directeur général