Ne pas aggraver la catastrophe

Opinion du 30/10/2020 de Fa Quix

Il s’est transformé en un feu qui se propage à toute vitesse. Le virus est plus contagieux que nous le pensions. Et plus imprévisible. Après huit mois, il y a encore beaucoup de choses que le monde médical ne semble pas connaître sur ce virus.

Cela contribue entre autres à mettre tout le système de soins sous pression. Il est compréhensible que les gouvernements prennent des mesures (de plus en plus) strictes pour ralentir la propagation du virus, puis l’arrêter.

Mais quelles mesures sont appropriées et lesquelles ne le sont pas ? Il faut faire attention à ne pas aggraver la catastrophe. Certaines mesures semblent être motivées par la panique plutôt que par la raison. 

Ce qu’il faut éviter à tout prix, c’est la fermeture des entreprises de production et des magasins.

Non seulement parce que le nombre de contaminations y est très faible, mais aussi parce que l’économie ne doit pas s’effondrer. Les dommages économiques, sociaux et psychologiques d’une telle fermeture générale sont incalculables. Et cela détruirait le fondement de la sécurité sociale.

Lors de la première vague, un certain nombre de guides et de protocoles ont été créés pour garantir un environnement de travail sûr dans les entreprises et les magasins. Les chiffres prouvent que le lieu de travail n’est pas une source majeure de contamination, et lorsqu’il l’est, il peut être rapidement isolé. Les entreprises qui sont en mesure d’appliquer le télétravail le font déjà massivement. C’est ce qui ressort de la forte baisse du trafic depuis le 19 octobre, jour où les premières mesures drastiques sont entrées en vigueur.

Nos gouvernements doivent donc résister à l’appel d’un ‘deuxième confinement’ motivé par la panique. Cela ne ferait qu’empirer les choses. En outre, affirmer qu’un confinement de courte durée suffirait est faux : à Melbourne, il a duré presque quatre mois. Les dommages économiques permanents sont immenses. Et il n’y a aucune garantie que le virus ne reviendra pas. A moins que l’on choisisse de vivre dans une prison en plein air ?

Oui, des mesures strictes doivent être prises, mais seulement des mesures nécessaires, proportionnées et efficaces. La fermeture des magasins et des entreprises n’en fait pas partie. Ce qu’il faut absolument, c’est une communication encore plus ciblée et claire vers certains groupes cibles. Et le sens de la citoyenneté de chacun.

Fa Quix, directeur général