Le grand danger, c’est la Chine. Le Parlement européen doit rejeter le pacte d’investissement UE-Chine

Opinion du 19/01/2021 de Fa Quix

Depuis que Xi est arrivé au pouvoir et a bétonné ce dernier ‘pour l’éternité’, le contrôle totalitaire de l’Etat a atteint des sommets sans précédent. La liberté individuelle y est une illusion ; ‘1984’ est devenu la réalité quotidienne. Tous les Chinois possèdent désormais un ‘score de crédit social’. Il permet de surveiller 1,4 milliard de citoyens. Les membres du Parti communiste chinois (PCC), dont le nombre est supérieur à 90 millions, doivent également respecter une discipline stricte. Ils sont rigoureusement contrôlés.

L’insatiable soif de pouvoir de Xi ne poursuit qu’un seul objectif : l’hégémonie mondiale. Xi et le PCC souhaitent s’imposer comme les maîtres du monde, tant sur le plan économique que technologique et militaire. Au mois de décembre 2020, le journal De Standaard a révélé que les entreprises occidentales implantées en Chine emploient également des membres du PCC. Les communistes ont donc infiltré les entreprises occidentales. Le fait que les entreprises chinoises, et surtout les grandes multinationales chinoises, entretenaient et entretiennent une relation avec le PCC, était de notoriété publique. Il s’agit en effet de l’essence même du capitalisme d’Etat chinois. Mais les entreprises occidentales sont également concernées. L’espionnage industriel est un autre pilier de la politique de conquête de la Chine. La contrefaçon en est une des conséquences.

Nos gouvernements n’ont pas encore pleinement pris la mesure de l’énorme danger que la Chine représente.

Et pourtant, certains politiciens de haut niveau sacrifient nos intérêts économiques à la Chine pour des ‘raisons dites géopolitiques’ ou des motifs commerciaux irréfléchis. Ces politiciens ‘oublient’ que la stratégie à long terme de la Chine cible l’autonomie, à savoir ‘se débarrasser des entreprises étrangères’. Dès que la Chine n’aura plus besoin des entreprises occidentales, ces dernières n’auront d’autre choix que de faire leurs bagages. 

Aujourd’hui, nous luttons encore contre le coronavirus et les ravages économiques, sociaux et sanitaires qu’il provoque ici et dans le monde. Mais cela ne doit pas nous faire oublier la menace bien plus grande qui pèse sur notre prospérité : la Chine.

Par exemple, il est inadmissible que la Commission européenne ait voulu conclure en 2020 en dernière minute un traité ‘historique’ sur les investissements sous la pression de ... la chancelière allemande Merkel ; un traité qui favorise essentiellement les intérêts de la Chine. Les Allemands, les plus grands défenseurs de l’Europe ? 

Pas vraiment. Heureusement, la démocratie n’est pas (encore) complètement lettre morte au sein de l’UE et le Parlement européen veille encore au grain. Il sait ce qui lui reste à faire : remettre l’ouvrage sur le métier.

Fa Quix, directeur général