Le fabricant de vêtements de sport Decca de Zottegem prend un nouvel élan

Actuelle société du 04/07/2016

Fin 2015, Jan Vanpraet rachetait l’entreprise familiale de troisième génération De Clercq Gebroeders de Zottegem. Cette entreprise est mieux connue sous la marque déposée Decca (www.decca.be). En tant que nouveau propriétaire et CEO de Decca NV, Jan Vanpraet a constaté qu’il pouvait éveiller cette ‘belle au bois dormant’ et lui donner une existence trépidante, notamment avec le soutien de KBC. 

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© Fedustria

En tant que pme, Decca se concentre sur trois types de sports : la course cycliste (y compris le VTT), la course à pied et le triathlon. Son caractère unique réside dans la personnalisation du vêtement de sport, principalement pour le marché du Benelux, et déjà également en partie pour les exportations vers le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Suède, le Danemark, la France et l’Afrique du Sud. Les ventes de vêtements de sport ont lieu par le biais de trois canaux : tout d’abord – et c’est le plus important – les clubs de sport, comme les nombreux clubs de cyclisme/cyclotourisme, mais également les clubs de marche/de running et d’athlétisme, les clubs de triathlon, etc. Le deuxième groupe cible est constitué des entreprises qui souhaitent des vêtements de sport pour leurs collaborateurs, par exemple en vue d’une participation à des événements ou comme cadeau d’entreprise. DECCA s’investit également pour les bonnes causes comme ‘la lutte contre le cancer’, une action en collaboration avec Saartje Vandendriessche, Tine Embrechts et Bart De Pauw. Et pour terminer – troisième canal, de plus en plus important – la distribution par le biais d’une politique à canaux multiples.

La production proprement dite est assurée partiellement en Lituanie (60 %), mais aussi encore en partie à Zottegem (40 %), où les coûts sont plus élevés, mais le délai de fourniture plus court. Jan Vanpraet croit mordicus dans le maintien de la production (ou d’une partie de celle-ci) des vêtements de sport en Belgique en raison de la tradition, de l’expertise et du service. Il entend beaucoup plus abattre la carte du label ‘Handmade in Belgium’. Jan Vanpraet : “Je veux sortir du schéma binaire prix-produit. Le client figure au centre de mes préoccupations ; nous voulons construire nos services autour de lui. Nos vêtements de sport sont 100 % personnalisables ; nous misons sur l’innovation constante, e.a. en recherchant sans cesse de meilleurs tissus. Nous accordons également beaucoup d’attention à la coupe, parce que celle-ci joue un rôle important dans les performances du vêtement de sport proprement dit. En même temps, nous recherchons également de nouveaux modèles commerciaux avec nos clients. Cela aussi constitue de l’innovation.”

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Jan Vanpraet a également remarqué que les vêtements de sport représentaient 70 % du chiffre d’affaires de Decca, mais aussi que 30 % provenaient des divers vêtements commandés dans le cadre des marchés publics.

En 2015, l’entreprise dégageait un chiffre d’affaires d’un peu moins de 2 millions d’euros et employait une vingtaine de collaborateurs. Depuis cette année, elle mise de nouveau sur la dynamique de croissance. Jan Vanpraet (dans Trends) : “Conjointement avec le centre de connaissance et d’innovation Centexbel, nous avons lancé un dossier dont l’objectif est d’utiliser davantage de matériaux voués non seulement à accroître le confort, mais également les performances du sportif. 

L’idée n’est pas seulement de rouler plus vite, mais également de dépenser moins d’énergie. J’ai également mis sur pied un partenariat avec le département de technologie de mode de la haute école HoGent.”

Dans l’intervalle, un investisseur a également témoigné de l’intérêt : il renforcera nos moyens financiers, mais également la capacité et les compétences de l’entreprise.