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Conjoncture de l’industrie textile belge en 2025

Pression sur les segments textiles classiques – le textile technique se démarque positivement

L’industrie textile belge a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de 4,9 milliards d’euros, soit une baisse de 2,7 % par rapport à 2024. Tous les groupes de produits ont reculé, à l’exception du textile technique qui a affiché une croissance nette (+9,7 %). Le chiffre d’affaires des fibres synthétiques et artificielles ainsi que des filaments a fortement chuté (-35,4 %). Les tissus tissés et tricotés ont diminué de 8 %. Le recul des fils (-2,1 %), de l’ennoblissement textile (-3,9 %), des tapis (-4,2 %) et des étoffes tricotées (-3,8 %) est resté relativement limité. La tendance générale indique une pression sur les segments textiles classiques, tandis que le textile technique se distingue positivement.

Le volume de production a diminué de 2,9 % en 2025 par rapport à 2024 et se situe ainsi 25 % en dessous du niveau de 2021.

Les exportations textiles belges reculent à l’échelle mondiale

Environ 75 % du chiffre d’affaires du secteur textile belge provient des exportations. En 2025, les ventes à l’étranger (y compris le transit et hors habillement tissé et tricoté) ont diminué de 7,6 %. Tous les groupes de produits ont été touchés. Le textile technique, de loin la catégorie la plus importante, a reculé de 4,5 %. Le textile d’intérieur, deuxième groupe en importance, a enregistré une baisse plus marquée de 12,2 %, tandis que les exportations de tissus principalement destinés à l’habillement ont diminué de 8,8 %.

Les importations ont également diminué, mais dans une moindre mesure (-3,3 %).

Perspectives 2026 : le choc énergétique alimente la crainte d’un handicap de compétitivité accru

Bien que le Moyen-Orient soit un marché relativement limité, la guerre dans la région a un impact significatif sur nos entreprises. La hausse des prix de l’énergie, des matières premières et du transport pèse lourdement. Dans une économie ouverte comme celle de la Belgique, ce nouveau choc énergétique se traduit rapidement par une perte de compétitivité et de parts de marché.

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